Nous avons appris à travailler l'image sous plusieurs formes : animée, vectorielle, retouchée,
travaillée par programmes, affichée en GL. Pourtant, au regard de la production d'image ces
cinq années, je me rends compte que l'on n'a pas abordé l'image "de base". Il ne nous est pas
demandé de produire des images seules, comme présentées dans cette section.
Peut-être cela m'aurait permi de m'améliorer, parce que c'est résolument là où j'ai le plus de mal.
Trois travaux effectués en SRC :
continuité photographique,
jaquette DVD et
allégorie du chaos,
et un seul en IMAC :
une "construction urbaine",
(en fait y'a pas de titre, ni de sujet d'ailleurs, c'était vraiment n'imp ce cours...).
Par ailleurs, j'ai produit deux images par moi-même,
une carte servant d'illustration et
une affiche promotionnelle.
J'utilise fréquement Photoshop, même si je passe sous Flash dès que je le peux
pour dessiner. Passé un temps j'avais utilisé Illustrator et In Design.
Mais comme je ne sais pas dessiner ni créer à partir de rien, je reste limité à la retouche.
J'avais l'image en tête, il ne restait qu'à trouver les photos sous google, les retoucher pour qu'elles paraissent moins photo, imprimer et découper. J'y ai passé plusieurs et j'aime bien le résultat physique, qui est imaginable par les images ici mises en ligne, celles-ci étant des ébauches pour avoir mes repères de structure et de placement précis lors des collages. Le résultat final fait 90cm par 50 et se rapproche de la seconde image, plus condensée.
J'ai voulu une ville écrasante, construite jusqu'au ciel, un peu futuriste, probablement influencé par Blame!, d'où le fait que Killy soit utilisé dans l'image. L'autre personnage est en train de déserter la ville telle qu'elle est devenue. Tout n'est pas pour autant négatif, il reste les ponts comme moyens de liaison qui protègent l'arbre, dernier "survivant", placé dans un endroit à taille plus humaine, c'est-à-dire que cette zone au premier plan est l'espace privatif intime sur laquelle l'extérieur n'a pas prise.
J'ai souhaité faire une affiche pour mon oncle Xavier Rohart, participant aux Jeux Olympique d'Athènes en Star, la discipline reine de la voile.
En effet, il s'avérait qu'aucune information n'était donnée au club de voile de Fos sur Mer quant au fait qu'un membre participe aux JO.
A partir de quelques photos qui n'étaient pas très exploitables, j'ai opté pour une affiche classique : un visage (lui), une activité (naviguer), un fond (la mer). Une seconde version fut faite lors de sa victoire (médaille de bronze), agrémentée d'une carte de remerciements pour les personnes l'ayant soutenu. La carte est exactement la même que l'affiche, y compris au niveau du format pour pouvoir en tirer deux par page.
Etant donné que l'action se passe dans un monde ancien, j'optais pour un aspect parchemin. J'avais déjà utilisé à de nombreuses reprises cette technique pour vieillir le papier, juste en utilisant du café.
La définition de base servant à l'idée est : État vague et vide de la terre avant l'intervention créatrice de Dieu. Je reste en partie dans cette définition, qui occupe une partie de l'affiche. Le côté gauche peu discernable, fouillis dans les tons foncés, avec des lignes et des points gris et noirs, donne l'impression, vu de très loin, d'être de couleur unie. C'est sur cette partie que sont placés les textes, pas dans le sens gauche à droite mais de haut en bas, afin d'être lisibles si l'on bascule la tête.
L'autre partie, à droite, collée au bord de l'affiche, est aussi liée à la religion. Il s'agit du chaos à venir, induit par la présence d'une femme avec un serpent. Si la photo est belle, elle n'est pas utilisée pour son stupide caractère sexuel sous-entendu mais pour son symbole. Les deux éléments de la photographie, la femme et le serpent, sont retravaillés avec des formes géométriques (de deux types, un pour chacun) les déstructurant, certaines parties des corps sont légèrement déplacées afin de détruire l'intégrité de l'image. L'image est liée au titre de l'exposition puisqu'il s'agit du désordre à venir, un avis annoncé par la relation de la femme au serpent, et tout ce qu'il s'en suivra, induit par l'imagination et le rapport à la mythologie chrétienne.
J'ai décidé d'effacer jusqu'au titre de la série (Néon Génésis Evangelion) pour laisser place à un personnage bien connu des amateurs permettant d'identifier le DVD : Rei.
Seule signalétique visible : VI, signifiant que c'est le sixième DVD de la série qui est ici présent. Le titre est inscrit sur la tranche afin d'être repérable dans une DVDthèque.
La couverture intérieure est un indispensable gage de qualité pour un emballage.
La tranche intérieure reprend celle de l'extérieur à ceci près qu'elle est inversée, comme dans un miroir. Elle demeure visible mais provoque un moment d'interrogation.
Les images de Yoshiyuki Sadamoto furent scannées et retouchées à partir de mes arts books.
Je souhaitais une jaquette débarrassée de toutes les futilités commerciales, allant à l'essentiel. Je voulais faire ressortir la beauté de l'image, loin des couvertures habituelles présentant des héros aux airs faussement décidés avec le classique arrière plan d'explosions.
J'ai fourni un effeort de scénario comme un travail pour la prise des photos, prises en argentique dans des lieux variés nécessitant parfois une longue préparation puis scannées.
C'était l'époque de l'initiation à la retouche sous Photoshop (ca se voit...), au montage sous Première et au traitement du son sous Sound Forge.
Une véritable mise en scène accompagnait certaines photos, comme pour les plages ou la main sur fond noir (tenture éclairée par trois hallogènes).
La réalité que je voulais mettre en scène était celle de la destruction de la planète par l'être Humain. Ainsi ai-je travaillé avec la plage (Paris Paris blablabla, y'en a pas des plages comme ça à Paris) et les enfants comme autant de symboles de pureté. S'en suit le monde tel qu'il était à l'origine. Puis la pollution et l'adulte responsable, au sens mâture comme au sens coupable, au crépuscule.